Soldes négatives pour solde positif
Poste le 23 janvier 2008
Dans la categorie Humeur
Les soldes. Sympa, les prix réduits! Alors, faisons la liste.
Non d’abord les comptes. Et oui, exit la folie seventies des soldes que nous enviaient toutes les femmes de la Planète. Je me souviens de cette épopée dans les magasins bondés où je suppliais ma mère de rentrer parce que les sacs pesaient trop lourds. C’est devenu de la science-fiction aujourd’hui.
Ou alors, on peut se poser la question du prix des choses. C’est devenu plus cher en tout point, notamment sur les affaires de premières nécessités. Si, si !
Stop à ceux qui nous disent que le coût de l’informatique a baissé, je m’en fous. Cela fausse exactement là où il faut les véritables calculs sur le coût de la vie.
Essayer de préparer un PC en civet et un flan de Mac ?
Combien de repas réalisés pour une durée moyenne de 5 ans pour 4 personnes ?
Problème sadique, hein ?
Loyer, charges, impôts, activités des enfants, cantines, voiture, essence, la bouffe, le découvert de Noël, et bien, et bien, reste 350 euros (et j’ai de la chance !) à partager en quarante douze priorités.
Donc les choix seront cruels. Halte au superflu et adieu aux soldes sexy ! Même en guettant la 3e démarque, les magasins regorgent de vendeuses excédées qui ne comprennent plus la valse-hésitation entre l’envie de consacrer son budget pour soi ou pour les besoins réels.
En clair, les soldes offrent une idée de rêve, d’envie de must have pour sa garde-robe « basic ». Le budget malingre des familles remet tout cela à la bonne place et offre, après un lèche-vitrine cynique, une sacrée séance de déprime pour la ménagère.
Nous servons la décroissance, non pas par envie, mais par absence de choix. J’aurais bien acheté la robe bleue, j’étais si jolie en l’essayant.
J’ai acheté un manteau à Lulu pour l’année prochaine, des chaussures à Tom qu’il portera tout ce printemps sinon je lui bande les pieds. Pour chacun des deux, un Jeans, deux T-shirt, une adorable chemise, sous-vêtements et chaussettes…
Je remarque que les magasins confondent les euros avec les francs. 3 euros = 20 francs aux dernières nouvelles datant de 2002.
Je tiens à leur rappeler la valeur de la monnaie parce que nos salaires n’ont pas eu la même inflation. Ce petit rappel de bon sens sert simplement à ce que tout le monde puisse mieux comprendre le problème réel.
C’est drôle comme on tait l’ancienne valeur de référence absolue pour moi. C’est voulu sinon, l’on irait tous s’asseoir sur le bureau du Ministre des Finances pour se taper autre chose qu’un poker menteur.
Bref !
42 euros, c’est qu’il me reste. Pas assez pour la robe, évidemment. On verra plus tard.
Je suis une bonne ménagère, n’est-ce pas ?
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