La perle du Sud, مراكش

Poste le 1 avril 2008 
Dans la categorie Humeur

Un voyage à Marrakech.

Un dépaysement, une vraie découverte.

Dans un temps ancien, dans une autre vie, j’eus la chance de rencontrer le digne représentant du Maroc au Bal des Ambassadeurs, il m’avait nommé, ce jour-là, son invité perpétuel.

Ma réserve naturelle, alors, m’obligeait à décliner l’invitation mais il avait suscité, en moi, une réelle curiosité. Nous évoquions la poésie et les arts de nos deux pays, l’Histoire commune de nos pays, la communauté de nos souffrances, - même si au cours de certaines époques, nous étions belligérants -, et la différence qui rendait nos particularités si riches et si passionnantes.

Je sais que s’il me lit, il saura reconnaitre cette promesse faite lors de cette conversation quelque peu lointaine à présent.

Marrakech, la ville ocre, rouge, aux douces nuances, aux contrastes superbes.

Marrakech n’est pas décevante, elle est stupéfiante. La visiter ne suffit pas. Il faut la voir, la regarder, prendre le temps de sa fuite, de sa richesse, de sa diversité. Les mots ne sont pas furtifs, ils prennent tout leur sens dans l’absolu de leur signification. Ces gens qui passent, tout le temps, vite ou dans la langueur, cela dépend de votre regard se portant soit à votre gauche, soit à votre droite ou encore devant vous, derrière dans vos traces, ou encore, au-dessus sur d’insolites terrasses.

Cet oasis mérite son succès. Il est tel que nombre de gens choisissent la ville, cette authentique perle du sud, pour convoler en justes noces. De la chambre de mon hôtel, j’ai pu observer un mariage sublime de la fille d’un magna hindou de la bière made in Bollywood, réservant tout le “Sheraton” pour y recevoir quelques 200 amis très privilégiés, et cela du monde entier. Noblesse de l’argent. Les Sari chatoyants des femmes sublimes me ramenèrent en moins d’une seconde dans le monde imaginaire des Contes des Mille et une nuits avec toute la rêverie de la petite fille qui sommeille parfois en moi. Le temps d’un instant, j’eus la sensation de voir apparaitre un doux génie sortant de la théière fumante et odorant le thé à la menthe sucrée. Je tiens à vous rassurer sur la nature réelle de la vapeur.

J’écrirai la suite demain…

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