Femmes de plaisirs
Poste le 2 avril 2008
Dans la categorie Livres de chevet
Coquin, coquin !
Voici un homme qui aime les femmes. Et il le dit, haut et fort. Enfin, François Bott l’écrit avec la dextérité d’une plume qui ressemble au fleuret du digne d’Artagnan, amoureux de Madame de Sévigné. Il sert quelques formules bien senties où l’on pourrait aisément se pavoiser si l’on parlait ainsi de nous.
Il écrit sur un mode théâtral, nous prenant à témoin des facéties de ses contemplations. C’est aussi délicieux et, surtout moins calorique, qu’un voluptueux chocolat. Comme je suis assurément gourmande, à ne point douter que les Ménagères sont aussi des femmes de plaisirs, je crois que j’aimerais en cette qualité qu’il me dise son texte.
J’imagine assez bien qu’il mettrait l’accent sur certaines vraies ou fausses grivoiseries, imiterait Arletty et me rapporterait ce qu’il tait sur les travers de ces femmes dont il ne retrace que les beautés. Vous voyez, un peu comme des causeries que l’on a parfois avec des rires pleins de larmes en compagnie de messieurs charmants, dotés d’humour et d’un peu d’esprit . Et François Bott, avec ce soupçon de badinage, sait rendre, en un clin d’Å“il, nos féminités agréables car comme Colette, nous aimons “les mots et les mets, les arômes des bons vins et les saveurs du langage”.
C’est une petite douceur à savourer le temps d’un voyage !
François Bott a dirigé les rubriques littéraires de quelques canards frenchy en différentes époques (France-Soir, L’Express, le Monde, Le Monde des Livres et fondateur du Magazine Littéraire entre autres)
Femmes de Plaisirs, François Bott, Le Cherche-midi
“Elles sont à l’opposé des femmes extrêmes. Le contraire des femmes fatales. Ce sont les gourmandes, les femmes de plaisirs, les dames de coeur. Épicuriennes par nature et par inclination, par vocation, Mme de Sévigné, Mme de Tencin, Juliette Récamier, Colette, Arletty, Louise de Vilmorin, Françoise Sagan se ressemblaient, malgré les différences d’époque, de style et de mode. Elles avaient un air de famille. C’étaient des héroïnes de la vie, des charmeuses de l’existence, et celle-ci leur rendait la politesse. Elles croyaient à la légitimité du bonheur et mettaient le malheur en résidence surveillée »,
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