Travailler plus pour gagner plus !

Poste le 23 mai 2008 
Dans la categorie Humeur

Ce nouveau concept gouvernemental semble ne pas avoir franchi la porte de bien des esprits patronaux. Ils sont open pour que l’on produise plus. Plus d’heures, plus de projets, plus de solutions, plus de marges, plus de commandes, plus de subventions, plus d’implications, plus de résultats, plus de miracles pour la force du groupe, etc…

Cependant, ils sont toujours à sec de surface financière ou de procédure pour que les sous restent une donnée absente ou réduite dans cette drôle d’équation, sous couvert de bonne volonté, pour ce qui concerne notre rétribution.

Moi, je suis à sec d’argument pour faire entendre ma cause qui ressemble à la vôtre. La valeur réelle de mon salaire est en disharmonie fantastique avec toutes les augmentations que l’on se prend en pleine poire. Cet état de fait compromet de manière assez significative et de plus en plus probante ce que nous avons construit à la sueur de notre front et à la limite de tous nos moyens.

Impassibles et coincés, fomentant des marches silencieuses sous la menace de représailles, nous savons que si cela continue, la colère du banquier sera remplacé par le viol d’un huissier sur votre maigre salaire. Voilà, la réalité si nous ne pensons pas à nous de manière un peu plus égocentrique. Comme nous ne sommes pas entendus ni même écoutés dans les boites que nous servons contre rémunération, et que la réponse tient de la menace d’une porte, et que nous sommes coincés dans nos devoirs de parents et de citoyen, il serait temps d’envisager de partir et de quitter ces contrées qui perdent de leurs attraits et de leurs promesses à l’être.

La Suisse étant occupée par certains Français dans une situation qui nous échappe, la richesse indécente, je vous suggère la Belgique, peuplés de réels poètes, dernier bastion de la civilisation dans sa plus pure expression. D’autres pays d’Europe ou d’ailleurs aussi feront très bien l’affaire. Sachez une chose, les couacs des politiques étrangères new-age ne vous enlèveront jamais ce que le monde confère aux frenchy : une manière de vivre, une histoire singulière, notre amour du beau, la vocation des arts et la finesse de notre cuisine.

Tant que ces gens, ceux qui nous gouvernent et aussi ceux qui nous emploient, se borneront à massacrer notre humeur et notre joie de vivre, nous devons nous intéresser à ces projets de partance, comme le font déjà nos entreprises.

Peut-être penserez-vous que la fuite n’est pas de bonne augure ?

Le Smic avoisinant à peine les mille euros, les contrats en CDD et à temps partiel pour les femmes en règle quasi générale, les légumes à 1 euro pièce, la nécessité de trouver 10 000 euros chaque année scolaire pour votre fils ou fille étudiant qui se trouvera au chômage de toute manière ou balloter de stages en mission déshumanisée, des maisons hors de prix et les denrées alimentaires aux prix du caviar, et un monde énergétique rêvé par Mad Max… Oups, la liste est sans appel !!!!

Chut …

Ecoutez !

Vous entendez ?

J’entends le désespoir et la colère naitre dans la rumeur des grèves avant de gronder et ce vacarme sourd m’effraie.

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