Les sentences de Georges Brassens

Poste le 5 juin 2008 
Dans la categorie Livres de chevet

On connait tous le moustachu Brassens ! Même les enfants d’aujourd’hui chantent Brassens lors de la Fête de l’École devant tous les parents émus. Les feux de camps de nos tendres années s’accompagnaient d’une guitare d’un mec charmant qui savait rouler les “R” sur l’Auvergnat” en vous murmurant à l’oreille :”Elle est à toi, cette chanson…”

Je le savais penseur, libertaire, préférant les discussions entre copains plutôt que le Paris pipole jusque dans son métier de chanteur populaire. Aujourd’hui, je suis tombée sur une petite perle de bouquin qui relate ses réflexions et maximes d’un libertaire : “Tous les chemins qui ne mènent pas à Rome“. Vous allez l’adorer et piquer des petites phrases pleines d’humour sage et un tantinet provoc pour vos besoins de réparties !

L’avant-propos de Jean-Paul Liégeois titré “Celui qui n’en pense pas moins” donne le ton, comme le “la” pour l’orchestre, pour mieux nous dire sans compassion de quel bois se chauffait Brassens. Jean-Paul Liégeois accorde son style en harmonie avec l’esprit de celui qu’il connait et dont il fait état. Rien que ceci vaut déjà le détour de la lecture.

Je vous donne la sentence de Georges Brassens que j’ai préférée : “Je suis tellement anarchiste que je traverse entre les clous pour ne pas avoir à faire à la maréchaussée.” Ce n’est pas une perle, cela ?

Il y en a comme celle-ci à foison. Elles sont catégorisées en chapitre mis en verbe à l’infinitif comme être ou avoir, rêver, résister ou encore, lire, écrire, etc… Bref, une petite perle digne du chansonnier poète à savourer, comme ça, les soirs d’été en vous promettant des petites rigolades, tantôt graves, tantôt légères, comme les deux ingrédients improbables que Brassens à su conjuguer dans ses chansons que l’on fredonne encore.

Les chemins qui ne mènent pas à Rome - Réflexions et Maximes d’un libertaire - Georges Brassens - Éditions le Cherche-Midi, 5 euros

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