J’étais là comme Zazie

Le coucou de Prune

Tous les hommes ne sont pas des Maurice. Dommage !

Il existe une famille de mecs qui sont des drôles d’oiseaux. Je les appelle des coucous. La comparaison est facile car ils agissent exactement comme l’oiseau nommé ainsi. Ils sont intelligents et charmants de prime abord, arrivent comme Zorro, la plupart du temps, dans votre vie cabossée par une peine récente. Ils vous écoutent, ils vous plaignent et vous écoutent pour mieux entendre ce qu’il est nécessaire de mettre en place pour mieux vous soumettre.

Ce sont des êtres dangereux. Ils vivent à vos dépens et arrivent par le jeu d’une manipulation de vos sentiments à vous faire croire que c’est le contraire. Le prince sauveur se transforme en dictateur sans que vous ayez eu le temps de vous rendre compte de rien car vous avez tant à faire, vous êtes si occupée entre toutes vos priorités. Vous n’avez pas le choix et bien des sages de toutes époques confondues ont posé toutes les questions sur le combat de la raison sur la passion, qu’il n’est pas besoin de vous dire que vous êtes nulle car ce n’est pas vous, en un seul clic de la pensée, que vous résoudrez le dilemme de toute une humanité.

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J’adore Nuxe

Oui, et bien, moi, j’adore cette marque, pas vous ?

D’abord 80% des ingrédients de ces produits sont d’origine naturelle, Nuxe est champion du monde des récompenses et le succès auprès du public en est sa preuve, tout cela sous la houlette d’une fille brillantissime et très jolie qu’est Aliza Jabès.

Essayez la fameuse Crème Fraîche de Beauté de la marque Nuxe. C’est remarquable. Ou encore le Contour des yeux prodigieux et je vous recommande en geste fraicheur du matin sur votre visage l’Eau de Mousse Micellaire aux 3 roses. En ces tours de main, et grâce à la magie Nuxe, votre peau est éclatante et reposée.

Allez, zou, visitez le site de Nuxe ! Des gammes adaptées à chacune d’entre nous, des noms enchanteurs, des produits sains.

Cette affaire de beauté est une aubaine pour les Ménagères ! Et vous découvrirez avec bonheur que votre porte-monnaie n’est pas essoré par la politique de prix de la maison.

La disparition de Richard Taylor

« Si c’est pas malheureux de se mettre dans des états pareils » m’affirme le passant qui vient de m’interroger sur la raison de ce débord lacrymal en milieu urbain. Ouais, je sais, pauvre vieux, si tu pouvais seulement t’imaginer que toutes ces larmes tombent sur mes pommettes suite à une simple lecture.

D’un roman de poche qui plus est. J’étais passé à coté de la sortie grand format, je n’ai pas échappé au bouleversement que m’a fait cette relecture en poche. Foutu 215 pages, même pas tombé de ma sacoche, même pas oublié en gare, même pas laissé traîné sur une pile d’autres livres en souffrance.

Je suis ce genre de garçon à savoir pertinemment ce qui va me faire du mal et y trouver un certain plaisir. « La Disparition de Richard Taylor » d’Arnaud Cathrine m’a balancé contre les murs, plongé dans mes propres doutes. Licitement, j’ai pu dégueuler ouvertement, à travers lui, toute ma lassitude de la vie et somme toute souscrire à l’idée que je n’étais donc pas le seul dans cet état de désoeuvrement.

Que certes ce n’est pas le premier roman qui trace les grandes lignes de mon dessein personnel. Sentiment similaire avec ce clown de Nick Hornby et son « Haute-fidélité ». Mais il y a dans la plume de Cathrine, un plus qui se trouve entre le maussade et l’à quoi bon et surtout beaucoup moins d’autorisation à rire.

Si ce ne sont ses personnages qui parlent, c’est donc lui et fatalement moi. Cette polyphonie de femmes évoquant un seul homme. Ce vitrail démoli à grand coup de désenchantement. Comme un bon disque de Radiohead ou la guitare furieuse est contrebalancé par la voix mélancolique de Tom Yorke. Pour le coup, je pensais qu’Arnaud Cathrine parlait de moi, mais je me rend compte en refermant ce bouquin qu’il n’a pas seulement pris une part prépondérante dans mon passée, qu’il n’a pas pioché dans ma petite existence de creep, mais bien au contraire qu’il a sûrement mis dans ces lignes un peu, beaucoup, de sang qui coule dans nos veines à nous tous les enfants du futur.

Pierre DERENSY, Lille.

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