J’ai détesté “There will be blood”
Daniel Day Lewis est un grand acteur, ça franchement, on l’a déjà vérifié plus d’une fois. Il est beau, sexy en diable et je dois bien avouer que lorsque les mecs de la maison ont voté pour le western du moment, je ne me suis pas fait priée.
Le générique prometteur, bien campée dans le fauteuil du ciné, certaine que j’allais passer un bon moment, je ne m’attendais pas à cette déception. 2H40 de musique insupportable, 2H40 d’impatience pour les deux mots de “The End”, 2H40 de décryptage pour tenter de comprendre les critiques dithyrambiques à son endroit. Je n’ai toujours pas compris. Bon les clichés sont joliment mis en scène, le rêve américain dans toute sa splendeur (!) pétrolière, le noirceur des hommes de mauvaise volonté, aucun jupon décent à l’horizon ; la fonction servile de femmes, putes ou grenouilles de bénitier stupides, mérite d’être soulignée pour désigner l’esprit malsain de son créateur …
Et DDL est terriblement noir et brillant comme toujours, son oscar fut mérité, dans le rôle du vrai méchant comme si, pour lui, cela se confond avec l’intelligence sublimatoire.
Bref, j’ai détesté, et je ne fus pas la seule !
MR 73
Film noir, très noir d’Olivier Marchal.
Une histoire très bien écrite. Un Daniel Auteuil grandiose. La musique de Bruno Coulais sublime. Les images emprunte les filtres des esprits tourmentés. L’histoire des victimes collatérales des drames de la vie. Du sordide sordide. Des vrais méchants. Et personne ne gagne à la fin juste cette indélébile histoire de malheur…
Pour les amateurs du genre, MR73 garantit le bon moment.
Das Leben der Anderen
La vie des autres (Das Leben der Anderen) a été le film que j’ai préféré en 2007.
Au moment où certains peuvent être las de nos démocraties d’opinion, il est à (re-)visionner sans modération.
Les gouvernances totalitaires exacerbent la sensibilité humaine ou l’anéantit. Ces vies espionnées réveillent la poésie sommeillant en chacun d’entre nous à la manière d’un maitre en la matière allemande. Sous les traits fragiles d’un agent zélé de la Stasi, la beauté du cÅ“ur des espionnés amène l’amour par procuration à l’obligé d’un homme de pouvoir dégoutant.
La vie des Autres, film allemand, réalisé par Forian Henckel von Donnersmarck, avec Thomas Thieme, Martina Gedeck, Ulrich Mühe
Bienvenue chez les Ch’tis
C’est drôle, vraiment drôle. Et tendre aussi.
On rit du début à le fin.
On apprend à parler le Chetemi facilement.
La cuite de Kad et de Dany est cultissime.
Madame Line Renaud nous dit que Dany Boon est le nouveau Bourvil. La Ménagère point net confirme.
Salle comble, applaudissement à la fin de la projection, sourire appuyé des spectateurs en prime. Bravo !
L’Oscar de la Môme
Bravo à Marion Cotillard de la Consécration Hollywoodienne pour son interprétation magistrale de la Môme Piaf.
Actrice sublime dans ce film lumineux ! Elle est une fille comme on les aime, simple, vraiment très jolie et pleine de grâce.
Nous lui souhaitons tous les succès et le bonheur qu’elle mérite par tant de talent et de générosité.
Félicitations à Monsieur Dahan et à l’ensemble de son équipe.
Voir le site officiel de la Môme.
Paris
Pur moment de bonheur au cinéma.
Klapisch nous livre ses vues sur Paris et quelques parisiens qui semblent habiter dans le village de Panane aussi bien qu’ailleurs.
Pas de cohue infernale dans le métro, les boites surpeuplées, les strange-people déguisés. Juste des gens, des vies qu’on imagine derrière la vitre du RER.
Les fenêtres poétiques que ce réalisateur génial ouvre sur les sentiments et leurs contraires à travers les jeux talentueux de sa pléiade d’acteurs aux destins croisés ou pas sont remarquables. Read more
Enfin Veuve !
Enfin veuve est le deuxième film de la zozotante Isabelle Mergault que j’adore avec une jolie distribution, Michèle Laroque, Jacques Gamblin, Wladimir Yordanoff, Tom Morton (incroyable), Valérie Mairesse, Claire Nadeau, Eva Darlan, et d’autres acteurs frenchy super sympas.
Le plus remarquable dans ce film est la lumière…
Whaouh, le gris de janvier s’oublie ! Il y a de l’horizon dans les prises de vue que ce soit au bord de la mer ou à la montagne. Pour les contemplatifs, c’est à prescrire mieux qu’un Prosac en cas de début de déprime d’hiver.
J’ai retrouvé l’esprit de la cinéaste prometteuse de La Bande à Ruquier ou des Grosses Têtes qui joue la nunuche qu’elle n’est pas. Certain que le thème vaudevillesque est vieux comme le monde, cependant, la bouffée d’air frais est au rendez-vous.
