Lettre à François d’Épenoux

Cher François d’Épenoux,

Je doute que vous vous souveniez de moi, mais qui sait ?

C’était un samedi de printemps, un jour très doux. Vous dédicaciez sous un chapiteau d’un festival régional, assis à la table mal mise pour vos œuvres. Oui, je dis bien « œuvre », j’ai deviné que vous aimiez les mots et celui-ci se passe de superlatif car j’ai lu votre livre « Deux jours à tuer » qui a tant séduit Jean Becker. J’en profite pour vous remercier, ici, de cette fort jolie phrase sur la page de garde rien que pour moi, simple Ménagère, dans cet exemplaire que j’affectionne déjà tant à ma façon.

Si je vous avais lu avant de voir le film, je n’aurais pas su rencontrer l’émotion farouche de cette histoire mise en image. Les mots des maux d’Antoine ont su rester intacts ; elle est ici la véritable surprise de ma lecture de cet incroyable roman.

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La disparition de Richard Taylor

« Si c’est pas malheureux de se mettre dans des états pareils » m’affirme le passant qui vient de m’interroger sur la raison de ce débord lacrymal en milieu urbain. Ouais, je sais, pauvre vieux, si tu pouvais seulement t’imaginer que toutes ces larmes tombent sur mes pommettes suite à une simple lecture.

D’un roman de poche qui plus est. J’étais passé à coté de la sortie grand format, je n’ai pas échappé au bouleversement que m’a fait cette relecture en poche. Foutu 215 pages, même pas tombé de ma sacoche, même pas oublié en gare, même pas laissé traîné sur une pile d’autres livres en souffrance.

Je suis ce genre de garçon à savoir pertinemment ce qui va me faire du mal et y trouver un certain plaisir. « La Disparition de Richard Taylor » d’Arnaud Cathrine m’a balancé contre les murs, plongé dans mes propres doutes. Licitement, j’ai pu dégueuler ouvertement, à travers lui, toute ma lassitude de la vie et somme toute souscrire à l’idée que je n’étais donc pas le seul dans cet état de désoeuvrement.

Que certes ce n’est pas le premier roman qui trace les grandes lignes de mon dessein personnel. Sentiment similaire avec ce clown de Nick Hornby et son « Haute-fidélité ». Mais il y a dans la plume de Cathrine, un plus qui se trouve entre le maussade et l’à quoi bon et surtout beaucoup moins d’autorisation à rire.

Si ce ne sont ses personnages qui parlent, c’est donc lui et fatalement moi. Cette polyphonie de femmes évoquant un seul homme. Ce vitrail démoli à grand coup de désenchantement. Comme un bon disque de Radiohead ou la guitare furieuse est contrebalancé par la voix mélancolique de Tom Yorke. Pour le coup, je pensais qu’Arnaud Cathrine parlait de moi, mais je me rend compte en refermant ce bouquin qu’il n’a pas seulement pris une part prépondérante dans mon passée, qu’il n’a pas pioché dans ma petite existence de creep, mais bien au contraire qu’il a sûrement mis dans ces lignes un peu, beaucoup, de sang qui coule dans nos veines à nous tous les enfants du futur.

Pierre DERENSY, Lille.

Comment élever un ado d’appartement ?

Voici un guide extraordianire pour toutes les Ménagères avec ado !

Enfin pour toutes celles et ceux qui ont cette bête-là à la maison.

D’abord, c’est drôle et même très drôle.

Anne de Rancourt a de l’humour, de la plume et des soucis de ménagère-maman. On sent le vécu. Les phrases et les anecdotes sont en “direct-live” de son appartement aux prises des affres de l’adolescence de ses enfants.

Diantre, vous conviendrez que nous avons toutes été désemparées, quand, un jour, nos chérubins ont changé radicalement du tout au tout. Bien sûr que nous l’avons vu avec les tailles des vêtements quand le 16 ans ne suffisait plus à couvrir toute la jambe du grand bout de chou.

Mais qui a vraiment été préparé mentalement aux changements brutaux quand l’enfant devient adolescent ?

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Les sentences de Georges Brassens

On connait tous le moustachu Brassens ! Même les enfants d’aujourd’hui chantent Brassens lors de la Fête de l’École devant tous les parents émus. Les feux de camps de nos tendres années s’accompagnaient d’une guitare d’un mec charmant qui savait rouler les “R” sur l’Auvergnat” en vous murmurant à l’oreille :”Elle est à toi, cette chanson…”

Je le savais penseur, libertaire, préférant les discussions entre copains plutôt que le Paris pipole jusque dans son métier de chanteur populaire. Aujourd’hui, je suis tombée sur une petite perle de bouquin qui relate ses réflexions et maximes d’un libertaire : “Tous les chemins qui ne mènent pas à Rome“. Vous allez l’adorer et piquer des petites phrases pleines d’humour sage et un tantinet provoc pour vos besoins de réparties !

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1 € pour un guide respectueux

“Le respect… Comment le faire vivre ? C’est avec l’autre que naît le respect, c’est dans la relation mutuelle que se construisent la liberté, l’égalité, la mixité. Ce guide comme un outil, permet de créer cet espace vital à l’intérieur duquel le respect s’exerce, s’affirme, titube, vacille mais dans tous les cas progresse. Et du coup, peuvent être balayés à jamais racisme, antisémitisme, discrimination et toutes les autres formes d’exclusion – autant de maux qui rongent notre société !”

Fadela Amara

Le guide du Respect rédigé par l’équipe des Ni putes Ni soumises en collaboration avec des militants, des avocats, des psychologues et des enseignants, réunit des témoignages de filles et de garçons, des références juridiques et de nombreuses adresses et informations pratiques.

Avec la contribution de Olivier Bassuet, Clarisse Bambi, Fadoua Boudoudouh, Asma, Guenifi, Fatima Habchi, Awa Khiar, Chantal Latour, Anne-Laure Pellé, Clotilde Lepetit, Karim Madani, Yann Policar, Thézame, Alex Zloto.

Visitez le site de l’Association Ni putes Ni soumises. Ce tout petit bouquin est un livre citoyen à tout petit prix. Il serait utile d’en parler autour de nous, au moment du café-potin, à le laisser trainer insidieusement sur la table du salon, de suggérer l’idée à quelques élus avisés ou responsables pédagogiques de nos cités. Les mots choisis avec intelligence et précision s’adressent aux jeunes gens à l’âge de toutes les confusions. Respect.

Le Guide du Respect, Filles et Garçons : comment vivre ensemble, Éditions le Cherche-Midi, 1€ TTC

Le labeur utile d’un médecin du travail.

Dorothée Ramaut nous livre un témoignage édifiant du monde du travail vu de sa compétence de médecin. Je dis médecin et le dis bien pour un « ouste » ferme aux dires dégradants à propos de cette spécialité.

Dans son journal, elle parle de ses jours de vacation en qualité de médecin du travail obligatoire pour une entreprise de plus de 50 salariés. Elle consulte les salariés d’un hypermarché dont elle tait le nom prudemment. Elle y peint une ambiance qui tient de l’horreur avec exemples cruels à la clé.
L’envie d’étrangler son directeur est réprimée par une violente dégradation de soi et nous assistons à la souffrance de ces vies professionnelles meurtries.

Le harcèlement moral deviendrait-il alors une composante du management actuel ?
C’est pas neuf ! C’est vieux comme le monde.

Le chantage au chômage, les changements de programme de dernière minute, les allusions tendancieuses, les ordres et contre-ordres, les insultes, les jours de congés rognés ou changés sont des pratiques courantes et pas seulement dans les supermarchés.

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L’expertise de Louis Bériot

L’essai de Louis Bériot ressemble étrangement à une analyse médico-légale de nos sociétés et comportements d’aujourd’hui.

Sa “Lettre à mes petits enfants” ressemble à un cours magistral pour mieux appréhender ce qu’il en est, ce qui a été et ce qui sera de nos organisations, de leurs bienfaits comme de leurs méfaits. Nos chérubins héritent d’une terre maltraitée et salement épuisée depuis belle lurette.

Son expérience est riche, ses coups de cœur et ses coups de pics nous renseignent sur les excès et les conséquences de nos actes sur une santé-environnement en état de choc.

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Femmes de plaisirs

Coquin, coquin !

Voici un homme qui aime les femmes. Et il le dit, haut et fort. Enfin, François Bott l’écrit avec la dextérité d’une plume qui ressemble au fleuret du digne d’Artagnan, amoureux de Madame de Sévigné. Il sert quelques formules bien senties où l’on pourrait aisément se pavoiser si l’on parlait ainsi de nous.

Il écrit sur un mode théâtral, nous prenant à témoin des facéties de ses contemplations. C’est aussi délicieux et, surtout moins calorique, qu’un voluptueux chocolat.  Comme je suis assurément gourmande, à ne point douter que les Ménagères sont aussi des femmes de plaisirs, je crois que j’aimerais en cette qualité qu’il me dise son texte.

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“Apportez votre fait divers sur Le Guide des faits divers”

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Le fait divers est toujours plus qu’un fait divers, c’est à lui tout seul un portrait et une mémoire de société et de surcroît, il en appelle au voyeurisme génétique que nous avons tous en nous, que nous le voulions ou non. En plus d’être un portrait de société, il touche au coeur de la nature humaine. Le fait divers intéresse tout le monde. Cette mamelle-là est totalement universelle.

Votre témoignage est le bienvenu.

Visitez le blog du guide du fait divers.

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L’élégance du hérisson

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En côtoyant le monde littéraire, j’ai rencontré beaucoup de ces messieurs plumés et … misogynes. La littérature n’était donc pas une histoire de femme. Malgré les références en la matière comme George Sand, Colette, Staël, Beauvoir (dans le désordre) juste pour ne citer que les incontournables, ceux-ci, la bouche en cÅ“ur admettaient le talent en concédant une sorte de virilité dans leur écriture et sa composition.

Ainsi donc, dans le microcosme parisien, les femmes avaient de la plume un peu comme les plumassières enjolivant les tenues des danseuses de revue ; la métaphore servant les propos de la critique assurée de ces messieurs de talent. Je refuse de dénigrer les personnes qui manient le fil et l’aiguille, la comparaison était nulle et sans commune mesure.

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